Jeunesse sans Dieu
d’après Ödön von Horvath

©photo Marc Ginot
L’histoire est simple, et à la fois terrible : dans l’Allemagne de l’entre-deux guerres, un professeur d’histoire géographie assiste impuissant à la montée du nazisme dans l’esprit de ses élèves, une classe d’adolescents. Écrit en 1938 sous l’Allemagne nazie, Jeunesse sans dieu annonce de manière prémonitoire un monde au bord du gouffre.
J’ai créé ce spectacle en 2010 puis je l’ai joué jusqu’en 2015. Dix ans ont passé. Dix ans pendant lesquels le monde a changé, où les repères de la jeunesse se sont déplacés, où d’autres formes d’endoctrinement, plus insidieuses, ont émergé.
Alors pourquoi reprendre ce spectacle aujourd’hui et en faire une recréation ?
Parce que l’urgence demeure. Parce que les questions que posait Horváth à la veille de la catastrophe résonnent étrangement avec nos propres inquiétudes. Parce que cette œuvre, loin d’appartenir au passé, nous parle au présent avec une acuité troublante.
Ödön Von Horváth parle d’une jeunesse happée par l’idéologie dominante. Ces adolescents, uniformisés par la propagande, répètent mécaniquement les mots d’un système qui les a dépossédés de toute pensée critique.
Travailler aujourd’hui sur Jeunesse sans Dieu, c’est donc interroger une question universelle : que devient une jeunesse quand on lui retire la possibilité de penser par elle-même ?

Équipe artistique
Adaptation et jeu : Nicolas Pichot
Mise en scène : Nicolas Pichot et Emmanuel Ray
Scénographie : Nicolas Pichot avec la complicité de Daniel Fayet
Collaborations artistiques : Evelyne Torroglosa, Marc Pastor
Création sonore : Tony Bruneau
Création lumière : Natacha Räber
Administration : Edwige Ripamonti
Photos : Marc Ginot
Spectacle tout public à partir de 14 ans
Durée : 55mn